Association crématiste de la Dordogne ACD24

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Nos adhérents en AG

Chères adhérentes, chers adhérents, chers amis crématistes,

J’ai l’immense plaisir de vous accueillir dans cette salle « René COICAUD » , salle qui nous permet de tenir notre assemblée générale dans d’excellentes conditions. Je vous remercie d’être venus aussi nombreux, ce qui me permet de dire que la vie de notre association est toujours aussi dynamique et fidèle à nos objectifs de liberté de choix, de respect de nos volontés. Une association ne peut vivre et ne peut défendre ses valeurs que par le poids de ses adhérents.

De g. à d. : Fabien Ruet, adjoint au maire, Pierre Sartori, vice-président, Jean Chabert, président, Eveline Chabert, secrétaire, Marie-France Duley-Marais, administratrice MUTAC

Je remercie de sa présence Monsieur le maire de Bergerac, Dominique ROUSSEAU, en sa qualité de maire et de représentant de Monsieur Bernard CAZEAU, Président du Conseil général de Dordogne appelé à d’autres engagements. Je vous prie d’excuser Monsieur Jean FIGARELLA Président de la Fédération départementale des Aînés ruraux retenu à Paris auprès de son fils, récemment opéré. Il  nous transmet ses vœux d’accompagnement et de réussite pour cette journée. Je remercie aussi Monsieur Fabien RUET, adjoint au maire qui nous parlera de l’état d’avancement du projet de crématorium de Bergerac.

Je remercie aussi nos collègues d’Aquitaine qui ont pu se joindre à nous et qui nous livreront, j’en suis sûr, l’état de leurs travaux et de leur réflexion.

Notre association se porte encore assez bien avec huit nouvelles adhésions en 2010 et un effectif de 576 adhérents. Nous avons malgré tout perdu 44 adhésions : 20 décès et 24 radiations. Malheureusement ce constat est général en France :

  • Est-ce dû à l’individualisme constaté dans les enquêtes d’opinion ?
  • Est-ce dû au fait que chacun croit être assuré que sa famille sera tranquille, en signant un contrat obsèques, auprès d’un organisme d’assurance privée et non mutualiste ?
  • Est-ce dû à l’idée que le développement de la crémation en France fait que le consommateur se sent à l’abri d’abus consuméristes lors de décès ?
  • Il reste beaucoup de travail à accomplir pour fédérer autour de nous tous ceux qui se sentent attirés par le choix de la crémation  et qui, par méconnaissance de la réglementation et de ce que peuvent apporter les associations crématistes, s’exposent au risque de se voir abusés par certaines institutions ou opérateurs funéraires. Les exemples dénoncés par les organismes de protection des consommateurs en font foi :

- Coût exorbitant des obsèques ;
- Mensonges sur les textes de loi ;
- Bénéfice obtenu autour du chagrin des familles lors du décès.

Tout l’intérêt de s’affilier à une association crématiste permet de bénéficier d’une information valide et dépourvue de toute finalité consumériste.

La famille de l’adhérent, lors de son décès, est assurée de trouver toute l’aide nécessaire pour ce problème, si difficile à résoudre, qui est d’organiser les obsèques et d’assumer ce rôle que donne la loi, à la personne qui doit pourvoir aux funérailles du défunt, conformément au principe de libre organisation des funérailles posé par la loi du 15 novembre 1887 sur la liberté des funérailles.

Cette personne se trouve confrontée à diverses pressions venant, soit d’une partie de la famille, soit des opérateurs funéraires ou encore des institutions. L’association crématiste, à condition que l’adhérent soit à jour de ses cotisations et qu’il ait fait part de ses dernières volontés sous forme d’un testament olographe déposé à son siège, peut l’aider dans ses démarches pour faire respecter les choix du défunt et peut ester en justice en cas de non respect de ses volontés. Elle peut l’aider aussi dans le choix des prestations proposées par les opérateurs funéraires et notamment, faire respecter les différences entre les prestations obligatoires et celles qui sont du domaine facultatif, ceci sans préjuger des choix qu’ont pu faire les familles.

Je rappelle que l’article L. 2223-18-2 du Code général des collectivités territoriales, issu de l’article 16 de la loi n° 2008-1350 relative à la législation funéraire, précise que la destination retenue pour les cendres est exprimée par la personne ayant qualité pour pourvoir aux funérailles, à qui l’urne funéraire est donc remise.

En ce qui concerne le futur crématorium de Bergerac, le projet est sur le bon chemin, nous aurons l’occasion d’en reparler tout à l’heure.

Un autre problème est à l’ordre du jour : il s’agit des normes de rejets polluants issus des crématoriums ? L’arrêté du 28 janvier 2010 fixe les conditions de mise aux normes des fours de crémation, avec une obligation pour les fours déjà en fonctionnement de respecter la réglementation européenne d’ici à 2018.

Nous avions demandé en 2010, au titre de la région Aquitaine, à la Fédération Française de Crémation, d’intervenir auprès des pouvoirs publics afin de disposer d’une étude comparative des pollutions engendrées par les crémations et par les inhumations. Après envoi d’un courrier en juillet 2010, la Fédération n’a, semble-t-il pas reçu de réponse des ministères concernés.

Nous constatons aussi une certaine difficulté à obtenir des données fiables sur les mesures de pollution effectuées auprès des crématoriums, qu’ils soient privés, en délégation de service public ou en régie. Nous devons être vigilants sur ce problème, sachant que tous les fours n’ont pas à être équipés de ces nouveaux filtres, s’ils ne dépassent pas les normes prévues par le décret du 28 janvier 2010. En effet, cette mesure, appliquée sans discernement, pourrait conduire à une augmentation d’environ 150 Euros le coût de la taxe de crémation.

Vous pouvez constater que nous avons encore beaucoup de travail à fournir pour arriver à ce que, en matière de choix  de nos funérailles et de respect des volontés de nos défunts, à un coût raisonnable, nous arrivions à à obtenir des règles nous permettant, dans le respect mutuel de tout un chacun, de satisfaire à notre désir de libre choix et de strict respect de nos testaments.

L’association reste présente à vos cotés, continue de vous soutenir dans vos choix et vos démarches. C’est aussi, par votre action d’information auprès de vos proches, vos amis et vos connaissances que nous pourrons, tous ensembles, faire valoir nos droits.

Je répète, comme je l’ai dit l’an dernier que « la mort n’est pas un tabou, mais qu’elle doit être l’aboutissement de la réflexion et des actions qui ont marqué notre vie ».

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