Premio Ostana 2016

26 mai 2017 | L'occitan | Commentaires fermés

un pauc pretencios de la conferéncia...

un pauc pretencios de la conferéncia...

Antan, i aguet quilhs braves jorns passats a Ostana dins las valadas occitanas d’Italia e ne’n ai parlat desjà lonjament, que quò ne’n valiá la pena ! Ujan, quo es l’Universitat de Ferrara que me convidet per rencontrar los estudiants de filologia romana dins l’encastre de las oras consacradas a l’occitan. Lor professor, Monica Longobardi, que ‘viá encontrada a Ostana aviá preparat sos estudiants a rencontrar quauques autors occitans demest losquaus Aurelia Lassaque, jòuna poetessa d’Olt, e la familha Cavalcanti colada de lor valada dau Piemont. Doas oras de temps, ai pogut parlar, emb l’ajuda de Monica sus la creacion literaria occitana davant un centenat de jòunas e de jòunes atentius, que tres d’entre ilhs se son perpausats de trabalhar sus quauquas novelas e quauques romans de vòstre servitor… En mai de quò, una recepcion princiera per Monica e son òme Saurò dins una vila agradiva ente serián plan demorats mai de temps. Segur que tornarem a Ferrara !

E, au retorn pita surpresa, venguda justament d’ Ostana : una videò virada i a un an, ente sus fons de cementeri e de lectura maitot trista, se pòt coneisser un cicliste occitan…

Monica Longobardi e un de sos estudiants

Monica Longobardi e un de sos estudiants


Joan Ganhaire al Premio Ostana 2016

Joan Ganhaire al Premio Ostana 2016

Omenatge a Joan Ros

27 mars 2017 | L'occitan | Commentaires fermés

Una sala plena a Lagulhac de Cercles

Una sala plena a Lagulhac de Cercles

Nòstre vielh amic e mestre de pensar Joan Ros (Jean Roux) nos a laissat en décembre dernier. Aprep son trabalh sus lo Libre Negre, veniá de chabar una òbra monumentala sus los comptes de la Vila de Perigüers  entre 1320 e 1490. 1200 paginas de transcripcion daus manescrichs iniciaus, 250 pajas de lexic, 80 paginas  d’index daus noms e chafres presents, lo trabalh acomplit pòt nonmàs laissat estabalausit…

Joan Ros, que ne'n gardarem lo sovenir de quela espiada petilhanta...

Joan Ros, que ne'n gardarem lo sovenir de quela espiada petilhanta...

Aprep la ceremonia plan esmajanta ente pogueren tornar veire e auvir nòstre Joanton sus lo montatge fotò e sonore preparat per sa familha , nos a semblat naturau de consacrar una serenada dau Cafe de Lagulhac a l’òbra e a l’òme que a tant comptat per nautres. E quo es una cinquantena de personas vengudas de pertot que emplisseren la sala queu dimars lai. Quò fuguet l’enchaison d’evocar lo sovenir de Joan, que tots los presents avián conegut e que per una bona partida los ‘viá esvelhat a la consciença occitana. Fondador de l’IEO Dordonha en 1971, dançaire, chantaire, trabalhaire sens pausa, ensenhaire, a saubut menar tots los que an crosat son chamin sus las dralhas de la lenga e de la cultura occitanas.  Avem pas chabat de ne’n parlar de nòstre Joanton. Laissa un grand voide e un subrebeu sovenir.

Sevdjie suit son petit bonhomme de chemin

21 décembre 2016 | L'occitan | Commentaires fermés

Limoges: de g à d: joan dau Melhau, jean Pierre Lacombe, Monique Sarrasin, J.G

Limoges: de g à d: joan dau Melhau, jean Pierre Lacombe, Monique Sarrasin, J.G

La bibliothèque de Limoges et la librairie Sauramps de Montpellier  ont invité l’auteur pour parler un peu de ce petit roman policier sur fond  de trafic d’organes et d’immigration clandestine… A  Limoges, c’est le grand prêtre Jan Dau Melhau qui officiait, présentant trois auteurs limousins encore vivants ! A côté de Sevdjie, Monique Sarrazin et ses récits touchants sur les petites gens, et Jean Pierre Lacombe et sa superbe poésie. A Montpellier, c’est Jean Claude Forêt qui présentait au public les derniers écrits de trois auteurs, l’incontournable Florian Vernet pour « La nau daus fòus », le nouveau venu Thierry Offre pour « lo Luec d’enluec », et l’invité limousin qui a finalement fait bonne figure dans cette ambiance languedociano-provençale…

Monpellier de g.à d: Florian Vernet, J.G. Jean Claude Foret, Thierry Offre

Monpellier de g.à d: Florian Vernet, J.G. Jean Claude Foret, Thierry Offre

Le prix Brantôme

6 novembre 2016 | Les chroniques | Commentaires fermés

de g.à d. Josette Lespinasse, présidente des Amis de Brantôme, J.G, Anne Marie Cocula, présidente du jury, la représentante des éditions Fayard, Michel del Castillo étant empêché

de g.à d. Josette Lespinasse, présidente des Amis de Brantôme, J.G, Anne Marie Cocula, présidente du jury, la représentante des éditions Fayard, Michel del Castillo étant empêché

Le prix Brantôme, que les habitués de ce site connaissent bien, vient de fêter son dixième anniversaire. Cette année, au menu, les biographies d’ Ernest Renan, Charles X, Robespierre et Goya. C’est le peintre espagnol qui l’a emporté d’une courte tête devant Ernest Renan. Il faut dire que Michel del Castillo, auteur de cet ouvrage a su parfaitement replacer Francisco Goya dans l’ Espagne troublée de la fin du XVIII et du début du XIX siècle, dans le style impeccable qu’on lui connait. Ame tourmentée entre un désir de réussite mondaine et le désir d’exprimer de façon terrible ses fantasmes et la réalité sociale effroyable de l’époque, le peintre a connu une existence déchirée dans cette Espagne martyrisée par Napoléon, Espagne qui essaya vainement de s’inspirer des idées révolutionnaires avant de retomber sous la tyrannie de Philippe VII . Goya finira par fuir son pays pour trouver refuge à Bordeaux où il finira ses jours.

Petite nouveauté, madame la Présidente, Anne Marie Cocula a pour la première fois confié à un membre du jury, devinez lequel, la tâche de faire la présentation de l’ouvrage lors de la remis du prix. Sans doute avait-elle été intriguée par la passion que j’avais mise à défendre cette biographie.

Je me permets de joindre, pour ceux qui en auront le courage le texte que j’ai donc lu ce jour là.

 


Je crois que je dois tout d’abord remercier Madame la Présidente de m’avoir confié l’honneur du petit discours d’introduction à la remise du prix Brantôme à la biographie de Goya par Michel de Castillo. Je crois que lors des débats, elle a compris que je portais à ce peintre une affection particulière au grand dam d’ Ernest Renan qui saura j’en suis sûr prendre un jour sa revanche…Permettez moi d’introduire quelques éléments de ma propre biographie dans celle du grand artiste…Ma relation avec Goya remonte à mes plus lointains souvenirs : présence dans le salon familial d’un autoportrait du peintre, une copie, hélas, donnée à mes parents par un peintre juif caché pendant les année sombres de l’après-guerre, et ce visage rond, au regard sombre a veillé sur nous pendant longtemps, jusqu’à ce que un déménagement le prive de sa place d’honneur. Et aurais je la prétention de dire comme Cioran que je suis né dans la bibliothèque de mon père? Toujours est-il qu’un grand livre blanc à la couverture ornée d’une figure grimaçante et tordue et des quatre grandes lettres GOYA que je savais déjà déchiffrer a longtemps nourri ma curiosité et ma fascination : corps difformes, sourires édentés, yeux dilatés par la souffrance ou la peur… Ce n’est que bien plus tard, à l’occasion de voyages en Espagne et de visites du Prado que j’ai pu faire connaissance avec les autres manières du peintre: décors religieux superbes, mais souvent conventionnels, peintures populaires, cartons de tapisserie, portraits.Mais c’est en lisant la biographie de Goya par Michel de Castillo que j’ai compris à travers les épisodes d’une vie tourmentée par la recherche du succés et de l’argent, les amours contrariées, la maladie, la double personnalité du peintre. A côté du peintre d’église, de l’académicien, s’est réveillé l’autre Goya, celui qui savait visiter, peindre et graver les ténébres, que les sorcières, les monstres et l’enfer n’effrayaient pas, tellement proches de la réalité d’une Espagne terrifiante, si méschamment caricaturée dans les « Caprichos ». Il ne faut pas s’étonner que seul au XIX° siècle, Baudelaire ait reconnu en Goya un frère en noirceur qui aurait si bien pu illustrer « le revenant » ou « la métamorphose du vampire ». Ce sombre génie s’exprimera encore après les années de guerre où les gravures renverront dos à dos les atrocités commises par les français et les espagnols. Bien sûr, les aquitains ou nouveaux aquitains que nous sommes ne peuvent passer sous silence les dernières années de Goya dans ce Bordeaux, déjà ville espagnole, ou il trouvera refuge loin de sa famille, mais près des amis qui comme lui auront fui le régime autoritaire de Ferdinand VII. Ce seront encore gravures et lithographies, les taureaux de Bordeaux et quelques portraits, dont l’ultime « laitière ». Goya, mêlé durant sa vie à la fois aux grands d’Espagne et à la misère d’un peuple abandonné, aura mené et exprimé dans son oeuvre cette existence double si bien décrite par Michel de Castillo.

Et puis je me suis souvenu, que, il y a quelques années, dans une nouvelle écrite à la demande d’amis catalans, j’avais à ma façon rendu hommage au peintre en glissant un de mes personnages dans un de ses plus fameux tableaux, que vous reconnaîtrez sûrement. J’ai obtenu de Madame la Présidente l’autorisation de vous en livrer la version originale dans un occitan aux sonorités proches de celles du castillan, qui rassurez vous, sera suivie de sa traduction française…

 

Un ancien soldat périgourdin qui a fait la guerre d’Espagne sous Napoléon, rempile avec un camarade sous Louis XVIII pour tenter d’affermir le trône de Ferdinand qu’ils avaient contribué à renverser quelques années avant…

 

E veiqui perque, som quí tots dos, coma vint mile autres e set mile cavaliers, jos las mans dau mareschau Moncey. Quo es pus las aglas imperialas que nos flotejen dessus, las flors de leri, fau se’n contentar.  I a quauques jorns, una partida de l’armada, jos las mans dau generau Michenet a passat la montanha e s’es enfonçat en país enemic. Quo es a nautres de passar lo Pertuis. Los sergents z’an dich que a miegjorn l’armada anava far movement sus una vila que s’apela la Jonquiera. Io quante era en Espanha, quo era pas de queu costat que avem combatut. Marchas, contremarchas, Navara, Castilha, Burgòs, Valladòlid, lo freg, la comassa, Madrid. A ! Madrid… Nos lor portavam un rei tot nuòu, frair de l’Emperor, demai en part de lor babòia de Ferdinand e de son Gòdòy e veiqui que n’eran pas contents. Me sovene de queu començament de mai, ente la revòlta abrandet la vila e sen prenguet a los que eran per lo Rei Josep. Quo era sens comptar sus Murat e sa cavalariá que te’n fagueren una brava tuariá, e nautres los fantassins agueren nonmas chabar lo trabalh. Ne’n avem fusilhat pas mau, de quilhs gusards. Fau ben dire que quo era daus cranes goiats que avián pas paur de la mòrt. La nuech era tombada, dins los barris de Madrid. A nòstra drecha, l’ombra d’un cluchier e quauquas maisons, per terra  una bela lampa donava ‘na lum rossa pro podenta per esclairar quatre òmes, un monge   benesissiá los cadabres sanguinós de dos fusilhats de fresche,io, garde subretot l’eimatge d’un grand galhard daus piaus cresputs, de genuelhs, que semblava tirar sus se tota la lumiera, chamisa blancha e culòtas rossas, que, au moment que avem fait fuòc a levat los dos braç au ceu en credar quauquaren ente era question d’ Espanha. A nòstra drecha, un pitit grope que vesiam pas tròp unlava de rauja e de dolor e venguet se foitar sus los còrps nonmas tombats. Los laisserem purar lors mòrts. Aviam d’autre monde a fusilhar.  

 

Et voilà pourquoi, nous sommes là, tous deux, avec vingt mille autres et sept mille cavaliers, sous les ordres du maréchal Moncey. Ce ne sont plus les aigles impériales qui flottent au dessus de nous, les fleurs de lys, il faut s’en contenter… Il ya quelques jours, une partie de l’armée, sous les ordres du général Michenet, a passé la montagne et s’est enfoncée en pays ennemi. Maintenant c’est à nous de passer le Pertuis. C’est les sergents qui l’ont dit, qu’à midi, l’armée allait faire mouvement sur une ville qui s’appelle la Jonquière. Moi, quand j’étais en Espagne, ce n’était pas de ce côté que nous avons combattu. Marches, contremarches, Navarre, Castille, Burgos, Valladolid, le froid, la canicule, Madrid. Ah ! Madrid ! On leur apportait un roi tout neuf, frère de l’ Empereur, à la place de leur fantoche de Ferdinand e de son Godoy, e voilà qu’ils n’étaient pas contents. Je me souviens de ce commencement de mai, où la révolte embrasa la ville et s’en prit à ceux qui étaient pour le Roi Joseph. C’était sans compter sur Murat et sa cavalerie qui en firent un beau massacre, e nous les fantassins nous n’avons eu qu’à terminer le travail. Nous en avons fusillé pas mal de ces gueux. Il faut bien dire que c’était de rudes gaillards qui n’avaient pas peur de la mort. La nuit était tombée, dans les faubourgs de Madrid. A notre droite, l’ombre d’un clocher et quelques maisons, par terra una granda lampe donnait une lumière jaune assez puissante pour éclairer quatre hommes, un moine bénissait les cadavres sanglants de deux fusillés de frais, moi, je garde surtout l’image d’un grand gaillard aux cheveux crépus, à genoux, qui semblait attirer sur lui toute la lumière, chemise blanche et culottes jaunes, qui, au moment où nous avons fait feu a levé les deux bras au ciel en criant quelque chose où il était question d’ Espagne. A notre droite, un petit groupe que nous ne voyions pas trop, hurlait de rage et de douleur et est venu se jeter sur les corps qui venaient de tomber. On les a laissé pleurer leurs morts. On en avait d’autres à fusiller.

Sevdjie

8 octobre 2016 | L'occitan | Commentaires fermés

Amators de frijoladas, de misteris, vatz èsser servits ! Lo comissari Darnaudguilhem es tornat ! Queste còp, quo es los empluiats de la prefectura  que tomban coma de las mochas dins las ruas de Maraval… E quo es una òrra dralha que se drueba per lo comissari e sa fiera esquipa… Mas, coma sovent, una dralha ne’n pòt clachar una autra e la tòrna de Sevdjie, la brava Kosovar, ne’n chaba pas de credar venjança. E la fina e blonda Guita Beringuier, la novela recruta, es pas la darriera a montrar sas capacitats dins quela enquesta malaisada ente se boiran arcandiers vertadiers e refugiats politics…

Quo es la cinquesma enquesta dau aurà plan conegut comissari daus piaus blancs e dau cur sensible.

copa-gòrja per blog

8 octobre 2016 | L'occitan | Commentaires fermés

Lo darrier nascut se pòrta bien, e son pair tanben. Chamin de Copa-Gòrja, tau es son nom, es una novela enquesta dau plan conegut comissari Darnaudguilhem. Aprep Sorne Trasluc, Las Tòrnas de Giraudós e Vautres que m’avetz tuada, nòstre Sandron, recentament operat dau genuelh, passa una convalescencia tristoneta dins sa familha adoptiva. Mas per astre, un vesin ven li portar dau trabalh : queu jòun òme suert de preison ente ven de passar set ans per un crime que a pas comés… Quo es lo depart d’una enquesta estranha dempuei son liech de dolor qui menara tanben a la resolucion d’una disparicion vielha de trente ans.

Lo pas tròp meschant succès de Vautres que m’ Avetz Tuada a un pauc sabrondat sur Chamin de Copa-Gòrja que coneis tanben una bona aculhida. Tolosa, Nimes, Rodés m’ont permetut de parlar un pauc de queu  libre que es demai lo numerò 200 de la coleccion A Tots, pitit eveniment festejat a l’ Estivada per la maison d’edicion occitana estachada a l’Institut d’Estudis Occitans. Si zo voletz legir, despechatz vos, i’en aura pas per tot lo monde !

Ente quo es Ostana ?

24 juillet 2016 | L'occitan | Commentaires fermés

"I vincitori" daus premis Ostana: dernier de mance a drecha: Kola Tubosun, premi especiau, Salvatore Tomassi, premi nacionau, Rocco de Santis, premi de composicion musicala, Tsead Bruinja, premi jòunessa, Renato Morelli, premi cinema Davant de mance a drecha: Lurdes Auzmendi, premi revirada, Maria Clara Sharupi Jua, premi internacionau, e... Joan Ganhaire, premi lenga occitana.

"I vincitori" daus premis Ostana: dernier de mance a drecha: Kola Tubosun, premi especiau, Salvatore Tomassi, premi nacionau, Rocco de Santis, premi de composicion musicala, Tsead Bruinja, premi jòunessa, Renato Morelli, premi cinema Davant de mance a drecha: Lurdes Auzmendi, premi revirada, Maria Clara Sharupi Jua, premi internacionau, e... Joan Ganhaire, premi lenga occitana.

Zo sabiá pas mai que vautres i a gaire… Un vilatjon d’ Italia que compta pas mens de 54 residents mas que fermija de vita intelectuala jos la man de fer d’una dicha Ines Cavalcanti e de la familha Anghilante. E chausa curiosa,   dins queu pitit país, a 850 km dau Périgòrd, se parla un dialecte tot a fet d’ aisat comprener. E òc ! Ostana es dins quelas famosas valadas occitanas dau Piemont, entre Turin e Cuneo, au pè dau mont Visò. Tots los ans, se debanan aqui daus rencontres coma dau monde que an coma particularitat de defendre dau bec e de las unglas lor « lenga mairala » que quò siá per lo cinema, la poesia, la revirada, la musica, la literatura. E quo es en quela qualitat que queu brave monde me ‘vián convidat a venir passar quatre jorns en bona companhia. Quatre jorns de rencontres, de conferéncias, de lecturas, de concerts, de progeccions, quatre jorns d’amistat entre monde que an la mesma obsession, defendre, valorizar, promòure lors lengas mairalas. Aguí entau lo plaser de cobdejar Kola Tubosun, poeta nigerian que defend lo dialecte Yoruba, Maria Clara Sharupi Jua  per lo dialecte shuar de l’ Ecuadòr, Salvatore Tommasi que eissaia de sauvar lo dialecte grika, grec ancian que se parla enquera dins las Polhas, Tsead Bruinja e sas poesias en frison de las islas daus País Bas, Lurdes Auzmendi e sas reviradas en lenga mairala basca, Rocco de Santis, musicián grika, e Renato Morelli, cineaste antropologue… E coma si quo era pas pro, la companhia poetica d’ Aurelia Lasaque (una paísa, es d’ Olt…) e de Pierre Anghilante e sas reviradas en occitan de las poesias de l’ americana Emilie Dinkinson. A vos dise pas, qualas jornadas, qualas serenadas… E en mai de quò, vougueren me far virar dins un film, ente degui colar a bicicleta de la montanha jurcinc’au… cementeri d’ Ostana… Fauguet s’i tornar prener a tres còps… E parle quitament pas daus gnocchis, de las pastas a totas las sauças, daus pastissons, daus bons fromatges e dau bon vin que an lòu… Mon regime ne’n a plan sufert…

Mas fauguet se laissar, non sens aver reçaubut nòstres « premis », per io quo fuguet lo premi de la lenga occitana, z’auriatz pas devinat… Ostana, una plaça que vòu lo viatge !


presentacion de "l'autor" Au mitan: Fredo Valla, que m'a acompanhat durant quilhs qutre jorns, a drecha, Ines Cavalcanti, granda pretressa de las Jornadas d' Ostana.

presentacion de "l'autor" Au mitan: Fredo Valla, que m'a acompanhat durant quilhs qutre jorns, a drecha, Ines Cavalcanti, granda pretressa de las Jornadas d' Ostana.

Fredo Valla en plena lectura d'un extrach de "Tròp tard lo linçòu"

Fredo Valla en plena lectura d'un extrach de "Tròp tard lo linçòu"

Une enseignante bilingue de plus !

27 mai 2016 | L'occitan | Commentaires fermés

de G. a D. Céline, Josiane et Léa

de G. a D. Céline, Josiane et Léa

Mais on la connait la jeune femme à gauche sur cette photo ! Il n’y a pas très longtemps, elle apparaissait dans la chronique précédente « que fan quí ensemble ? » où elle occupait la quatrième place en partant de la gauche. Il était alors question de Diplôme de Compétence Linguistique, mais c’est encore mieux maintenant : Céline vient d’obtenir son Habilitation à l’ Enseignement de la Langue Occitane et va venir renforcer l’équipe enseignante bilingue de la maternelle et du primaire où Josiane (au centre) et Léa (à droite) enseignent à une quarantaine d’enfants qui pourront poursuivre leur option au collège et depuis cette année au lycée de Nontron. Et ce goût pour la langue occitane n’est pas récent : en novembre 2013, ce blog présentait sous le titre « Las vòlen ensenhar l’occitan » un groupe de jeunes femmes où Céline était déjà bien présente. C’est donc après des années de perséverance et de formation à laquelle j’ai eu le plaisir de participer que Céline rejoint le corps des enseignants bilingues. Bon coratge e bona rentrada en septembre 2016.

Que fan quí ensemble…

1 mai 2016 | L'occitan | Commentaires fermés

debout de g. à d. Olivier, Jean Yves, Jean Christophe, Céline, Sandra assises: Marie Laure, Marie Hélène, Maryse

Que fan quí ensemble, quela agricultritz, queu sociolog, quilhs dos musicaires, quelas doas ensenhairitz, quela trabarairitz sociala ? Que fan quí doas matinadas per setmana dempuei lo mes d’octobre ? Nonmàs melhorar lor niveu de lenga occitana, e pas per s’amusar, mas per menar a bona riba lors progect, occitanisar sa bòria, developar un territòri a l’entorn de la lenga e de la cultura occitanas, chantar e jugar occitan, ensenhar la lenga aus dròlles, utilizar la lenga dins son mitan professionau. E quo e emb passion que subissen grammatica, conjugasons, biais de dire, reviradas. E lors ensenhaires, que io ne’n fau partida coma Joan Loís Leveque, mestre d’òbra e Olivier Pijasson, grand platussaire davant l’Eternau son plan contents de lors elevas que an bien fach de progres ! E quo es sens paur que quela còla vai afrontar dins quauques jorns las espròvas dau DCL (diplòme de competenciá linguistica) que lor permetra de se situar sur l’eschala que vai dau A1 per los debutaires au C1, locutors complets. Sei segur que seran pas loenh dau plus naut barrancon.

La transhumance n’est plus ce qu’elle était…

11 mars 2016 | Les chroniques | Commentaires fermés

laurine

laurine

Eh oui !, pas de longues cohortes de bêtes montant lentement aux alpages, suivis par les chiens et les bergers pour passer l’été dans les estives… Remettons les choses à leur place, nous ne sommes pas en montagne, c’est déjà l’automne, et c’est un camion qui a amené depuis la Gironde les bêtes sur leur lieu de pacage, c’est-à-dire le coteau des Chaupres, commune de Valeuil. Et ce sont 120 béliers qui se sont éparpilles avec un évident plaisir sur les quelques hectares de pelouse sèche qui constituent ce site protégé et entretenu par l’ association Espaces Naturels d’ Aquitaine. Et c’est dans le cadre d‘une action de revalorisation prévue depuis longtemps que ce troupeau est venu paître et piétiner ce terrain, lui rendant pendant dix jours sa vocation première, depuis longtemps abandonnée. Mais dix jours sont vite passés, et il a fallu repartir vers d’autres horizons, à savoir le proche coteau de Saint Victor qui fait l’objet de la même attention et des mêmes soins que les Chaupres. Ces braves bêtes, sous la surveillance de Laurine et de sa chienne, ont remis à neuf la pelouse, lui permettant de refaire fleurir à la saison prochaine les 123 espèces végétales dont 18 variétés d’orchidées, de rendre l’endroit favorable aux 75 variétés d’insectes, aux 72 espèces de papillons, aux 19 araignées, aux 7 espèces de mammifères, aux 23 sortes d’oiseaux… et aux cinq variétés de reptiles qui vont pouvoir vivre et se reproduire sur ce petit coin de terre béni des Dieux. Si vous avez l’âme botanique, entomologique, naturaliste, où si vous souhaitez simplement jouir d’un beau coup d’œil sur la vallée de la Dronne, voilà un lieu de promenade tout trouvé. Pas la peine de sonner avant d’entrer, la porte est toujours ouverte…

Pour se rendre aux Chaupres : à partir de Valeuil, remonter devant le cimetière jusqu’au D 106 (les Rades-Bourdeille) prendre juste en face le chemin herbeux, tourner tout de suite à droite le long de la haie. Il es conseillé de laisser sa voiture dans la clairière que l’on trouve à cent mètres, et de continuer à pied. On découvre le site rapidement sur main gauche.

Le troupeau

Le troupeau

A propos

Jean Ganiayre, Conseiller Général du Canton de Brantôme,

Président de la 3°Commission (Sociale),

Président du Bureau de la Commission Locale d’ Insertion du Nontronnais.

Membre de la Commission des Droits à l’Autonomie des Personnes Handicapées,

Membre du Conseil d’ Administration de l’Agence Culturelle Départementale,

Membre du C.A. du Conservatoire à Rayonnement Départemental (Ancienne Ecole de Musique),

Membre du C.A. de Ciné-Passion.

Et ce n’est pas tout !

Président du G.A.L. Leader du Périgord Vert (fonds européens),

Vice-Président du Pays Périgord Vert.

Et…

Délégué à la Langue et Culture occitanes,

Délégué aux affaires médicales,

Membre de la Commission Préfectorale Nature, sites et Paysages.

Je crois que c’est tout. (et puis bien sur, membre des Conseils d’ Administration des trois établissements médico-sociaux du canton : Maisons de retraite de Brantôme et Bourdeille, Foyer d’Accueil La Prada à Bourdeille).

 

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