Copenhague, troisième !
2 mars 2010 | Le département | Aucun commentaire
Ici, le soleil a d’étranges manières, il ne se couche jamais l’été et ne se lève presque pas de l’hiver. Et pourtant, ou à cause de cela, les scandinaves l’ont domestiqué, tandis que nous, nous le laissons faire ce qu’il veut et gaspillons son incroyable énergie. Deux visites nous confirment que nous avons pris quelque retard en la matière.
Rencontre du troisième type avec les porteurs d’un projet grandiose : la création d’un quartier neutre en émissions de CO2, par le groupement Solar City de Copenhague sur l’emplacement d’un vieux quartier en bord de mer, friche industrielle abandonnée par la brasserie Carlsberg. Le quartier North Harbour qui doit accueillir 40 000 personnes est tout près du centre de Copenhague, et doit se prolonger sur la mer. Tout est prévu, écoles, transports en commun, hôpital, services publics, le tout entièrement chauffé, éclairé, mu par l’énergie solaire, panneaux solaires ou photovoltaïques. Il y aura sans doute un peu de nostalgie à voir disparaître le quartier de Tinggarden et sa tradition de « cabanons » au bord de l’eau…
A Malmöe, c’est déjà fait, en grande partie. La conférence au dernier étage de la Turning Torso où nous rencontrons Ikmaar Reepalu , maire de Malmöe, laisse rêveur les élus français, même ceux qui croyaient avoir fait de gros efforts pour l’environnement.
Cette ville suédoise, réunie au Danemark par un pont a su se relever d’une dépression économique grave : départ des usines SAAB, faillite du plus grand port pour containers d’ Europe, délaissé pour d’autres ports de la Baltique libérés par la chute du mur de Berlin.
Malmöe a tout misé sur les nouvelles technologies (la Turning Torso est là pour en témoigner) et sur les sciences de l’intelligence. Ce pari a totalement réussi, faisant de la ville la première cité universitaire scandinave, attirant par ailleurs de industriels recherchant des sites hautement écologiques et une main d’œuvre qualifiée. Ici tout n’est que éoliennes, panneaux solaires et photovoltaïques, chauffage urbain par combustion des déchets. Cela donne bien entendu un aspect un peu particulier à l’architecture. On est bien loin des maisons périgourdines traditionnelles…
A suivre…
President Rosset, votarem per tu !
24 février 2010 | L'occitan | Aucun commentaire

un anonyme, Mme la présidente du groupement de Brantôme, Colette Langlade, Béatrice Gendreau, Martial Peyrouny et Dominique Brun, tos trois candidats, Michel Queyroy, président des trufficulteurs d' Aquitaine, Monique Ratineau, maire de Brantôme, Michel Vives,responsable du groupement de Mareuil
La fina flor de l’occitanisma, manca los de Bearn e de Lanas, ( per causa de nevia) era amassada a Brantôme a la damanda dau President de Region Alan Rosset. Tot lo monde sap, e si zo sabetz pas, vatz l’aprener, que lo plan conegut Marçau Peironin es sus la lista daus candidats a las eleccions regionalas que se van desbanar en març (mas quòqui zo sabetz segur…) Veiqui donc perque lo canton de Brantôme era queu jorn lai lo centre d’ Aquitania (mas zo sabiam desjà…) Artistas, ensenhaires, presidents d’associacions agueren entau l’occasion (« escasença » es mai sabent) de far coneitre au president lo trabalh que fan a tots niveus per la lenga occitana. Quo es segur los ensenhaires que an lo mai meschant trabalh a se tustar tant que tant au rochier de l’Educacion Nacionala. De queu costat, una sola bona novela : lo rector d’ Aquitania es pus quí…Lo noveu pòt pas ésser pieg, e lo President Rosset a l’intencion de li parlar rapidament dau país. Trabalh de colecta, socialisacion de la lenga ,ensenhament en defòra de l’educacion nacionala fugueren tanben botats sus la taula, ente demorava un pauc de plaça a costat de la sopa, de l’assieta de riton e dau salmi d’aucha. Cresem que degun pòt botar en dobte la vertadiera bona volontat dau President per çò que de la presa en compte de la cultura occitana. Òc, President, votarem per tu, e tots los que te seguen, z’as plan afanat !
Un pitit pauc avant, quo era lo président dau gropament regionau daus truficultors d’ Aquitania, Micheu Queyroi, que veniá rencontrar lo gropament Brantosme-Maruelh e jostener los candidats de Dordonha a las regionalas. Lo president Rosset, retengut a Nuòvic, ‘ribet tròp tard per rencontrar tot queu brave monde.
L’argent ne fait pas le bonheur !
20 février 2010 | Le canton | Aucun commentaire
Non, l’argent ne fait pas le bonheur, mais çà aide pour faire les commissions… Et si ceux qui en ont un peu, d’argent, aidaient ceux qui n’en ont pas, à les faire, leurs commissions ? C’est exactement l’idée qui a présidé à la création du réseau des épiceries solidaires, dont la première en Dordogne vient de s’ouvrir au Toulon*. Le principe en est simple : tout le monde peut y venir faire ses emplettes, mais les personnes en difficulté y bénéficient de fortes réductions. Plus il y aura de clients ordinaires, plus l’aide apportée sera importante. Ce sont actuellement 40 familles à faible revenu qui peuvent se procurer à petit prix des produits de qualité, dont la plupart sont de production voisine, issus du commerce équitable et de l’agriculture bio.

et Mireille Borde, vice présidente chargée de l'insertion qui a été à l'origine de cette initiative et a beaucoup oeuvré pour la réussite de cette opération
Les organismes à l’origine de cette réalisation étaient tous présents ce lundi soir, dans ce local accueillant et prêt à faire feu dès le lendemain : Conseil Général en tête, mais aussi, Crédit Agricole, Mairie de Périgueux, Caisse primaire d’ Assurance maladie et Etat, ont souhaité à cette réalisation innovante une vie longue et prospère. Il ne tient qu’à nous que cette épicerie pas tout à fait comme les autres connaisse le succès qu’elle mérite.
* une deuxième est déjà ouverte à Trélissac, une troisième ouvrira bientôt à Chamiers.
Quand un otorhino… !
13 février 2010 | Le département | Aucun commentaire
Quand un oto-rhino-laryngologiste rencontre un autre ORL (c’est plus court et c’est pareil) qu’est ce qu’il se racontent ? Des histoires d’ ORL, bien sur… Et quand ils sont plus de cent… Le sort m’avait désigné une fois de plus pour accueillir le congrès organisé par Mme Huth à l’Odyssée, dont le thème était Nez, odorat et… truffe. Tout un programme… Anatomie, rhinoplastie, certes, mais aussi physiologie, olfaction, c’est-à-dire poésie …Parfums, mémoire olfactive… Et connaissez vous le nerf zéro dont on commence à comprendre qu’il sert à repérer les étranges effluves des phéromones, ces substances qui nous mènent par le bout du nez, à notre insu…Bien repérées chez les animaux, elles semblent jouer aussi chez l’Homme un rôle majeur dans les relations entre individus, régissant antipathie, sympathie, attirance, répulsion, coups de foudre et autres manifestations de l’instinct de perpétuation de l’espèce…Matinée riche en communications qui se terminera par la délicieuse et humoristique prestation de Gilles et Brigitte Delluc sur la cuisine de Cro Magnon, qui avait vite compris qu’un bifteck était meilleur cuit que cru.
Et la truffe dans tout çà ? Le congrès n’allait pas tarder à passer aux travaux pratiques, étant attendu par la maison de la Truffe à Sorges et par quelques chefs prestigieux spécialistes du traitement de Melanosporum Perigordense . Malheureusement, ma mission n’allait pas jusqu’à les accompagner…
Copenhague deuxième !
6 février 2010 | Le département | Aucun commentaire
Pendant que les grands de ce monde ne résolvent rien, nous, les obscurs, les sans grades, allons de réunion en visite de site, de visite en réception, ouvrant tout grand nos yeux et nos oreilles dans une Copenhague partagée entre un sommet « historique » et l’approche de Noël : groupes de policiers peu avenants et armée du salut chantant des cantiques, planisphère géante portant des messages d’espoir et père Noël grandeur nature en Lego…
Notre premier contact avec les problèmes environnementaux a lieu dès notre arrivée à Copenhague… avec trois heures de retard, à l’Office de l’Environnement de Copenhague où nous sommes reçus par Pierre Radanne, négociateur français pour …le Congo. L’Office est le siège de l’ICLEI (International Council for Local Environmental Iinitiatives)qui regroupe les pays, grandes villes qui oeuvrent déjà pour le développement durable par des aménagements urbains tendant à réduire les émissions de CO2, depuis l’éclairage public d’ Aguacalientes au Mexique jusqu’aux éoliennes de quatre villes japonaises en passant par l’éclairage à économie d’énergie de la ville indienne de Bhubaneswar. Bien sur Copenhague fait partie de l’ ICLEI avec des réalisations que nous verrons et des projets d’urbanisation qui nous serons présentés, de même que la ville suédoise toute proche de Malmö qui doit nous accueillir en fin de semaine. Pierre nous fait le point sur la négociation en cours où l’échec se profile déjà… Nous sommes jeudi soir, on attend le président Obama demain matin…

M.Rasmussen,ancien premier ministre danois, président des Socialistes et Démocrates européens, qui se présente avec humour sous le nom de Rasmussen Number One, ne voulant surtout pas qu'on le confonde avec le Rasmussen actuel, premier ministre de droite...
Ce soir là ,l’European Environment Agency nous ouvre ses portes. Nous y sommes reçus par M. Rasmussen, ancien premier ministre danois (le nouveau s’appelle aussi Rasmussen, ne pas confondre !) et président du Group of the Progressive Alliance of Socialists and Democrats in the European Parliament, en bref, le groupe socialiste européen. Vibrant discours sur le thème « se battre pour le développement durable », thème repris par un extraordinaire tribun britannique, John Prescott, ancien ministre du Labour Party. Les sessions du Parlement Britannique doivent avoir de la gueule…
A suivre…
Le père noël est passé !
31 janvier 2010 | Le canton | Aucun commentaire

de g. àd.: le Père Noël, Michel Guison, du comité des fêtes de Lisle, Mme Martinot, trésorière du Centre Socio-culturel, Mme Lespinasse, nouvelle présidente des Amis de Brantôme, Mme Catusse, responsable jeunesse de la Comcom du Brantômois, et Guy Dubois, du Foyer Laïque
C’est pas tous les jours qu’on peut faire le Père Noël… La hotte n’était pas bien pleine, mais quand même…Il s’agissait, lors du repas de Noël du Centre Socio Culturel de remettre aux associations qui avaient bénéficié de la Convention Culturelle Concertée en milieu rural du chèque qui leur avait été attribué pour leurs actions d’animation culturelle durant l’année 2009.
- Le Tricycle Enchanté pour le festival de la Récup,
- Pampaligossa pour « le bonheur de la tomate » ,
- les Pelharauds pour la Toristalha,
- les Amis de Brantôme pour le prix littéraire Brantôme,
- le Comité des Fêtes de Lisle pour la Fête des Bastides,
- le Centre Socio Culturel pour des ateliers théatre, Carnaval es arribat, et les actions Partage sur St Front d’ Alemps(raconte moi ton village)et Eyvirat (Fête du printemps),
- La communauté de communes du Brantômois pour les actions du Centre de Loisirs,
- Le foyer Laïque de Brantôme pour le soutien à la chorale « Y’a de la Voix »,
Se sont partagés la somme de 9350 euros.
Mon école…
26 janvier 2010 | Le canton | Aucun commentaire

de g. à d. M. Bredzinsky, directeur de l'école, JG, Bernard Cazeau, M. Guichard, inspecteur d'académie, Monique Ratinaud, maire de Brantôme. (Photo J.Y. Lefèvre)
Une effervescence inhabituelle parmi les 217 élèves du groupe scolaire O. et G.Bonnet de Brantôme ce vendredi 15 janvier. C’est le grand jour où l’on coupait le ruban pour leur école entièrement rénovée.
En présence du Président Cazeau, de M. Delage, secrétaire général de la Préfecture, de M. Guichard, nouvel Inspecteur d’ Académie, et bien sur de Monique Ratinaud, maire de Brantôme, et de M. Bredzinsky, directeur de l’école, les élèves nous ont fait visiter leurs classes fraîchement repeintes et décorées, leurs larges couloirs, leur salle informatique.
Cette remise à neuf n’était pas un luxe et l’établissement avait même un moment été menacé de fermeture pour des raisons de sécurité. C’est donc d’importants travaux qui ont eu lieu cette année, incluant la mise en place d’un ascenseur dans le cadre de la loi concernant l’accessibilité aux personnes à mobilité réduite.
Le Conseil Général, dont ce n’est pourtant pas une des compétences a toutefois largement contribué au financement de cette réalisation. Sa participation a été de 186 929 euros pour un coût total de 692 000 euros, l’état intervenant à hauteur de 137 602 euros. Le Président Cazeau a rappelé lors de son allocution le danger que représenterait la disparition de la clause de compétence générale qui interdirait de telles aides financières aux communes.
![]() |
![]() |
Une victoire pas comme les autres.
15 janvier 2010 | Le département | Aucun commentaire

une partie du jury, réuni dans la salle La Boétie, à la Préfecture.On reconnait au premier plan, Jackie Monmarson, président de l' Union des Maires, premier vice-président du conseil général et Mme Boissard, président de l' APEI de Périgueux.
On m’a déjà vu participer à toutes sortes de jurys, depuis les tartes aux pommes jusqu’aux prix littéraires en passant par les épouvantails… cette fois, c’est à un jury bien sérieux et émouvant que j’ai participé il y a quelques jours : celui des Victoires de l’ Accessibilité. Sous ce nom se cache l’effort fourni par des associations d’ handicapés pour accéder à une vie « normale », c’est-à-dire se rapprochant le plus possible de celle que mènent les valides. Quatre actions concourraient pour pouvoir participer aux Victoires Régionales et pourquoi pas aux Victoires Nationales. Ce concours est organisé par l’UNAPEI, association nationale d’amis et de parents d’enfants inadaptés, se déclinant en associations régionales et départementales. C’est donc l’UDAPEI dont les assidus de ce site ont pu faire la connaissance lors d’une visite au Foyer Lysander de Bassillac, qui nous recevait à la préfecture.
C’est justement ce foyer qui présentait la première action, intitulée « Rugbytoyen, essai transformé de l’accessibilité », au cours de laquelle des liens très forts ont été créés avec les dirigeants et les joueurs du CAP qui ont accueilli les pensionnaires de Lysander avec beaucoup de gentillesse, leur permettant de participer à la vie du club à plusieurs niveaux, et venant les rencontrer au cours de mémorables parties où les plus plaqués ne sont pas ceux que l’on croit.
La seconde action « Le non-choc des cultures » a mis en relation deux mondes qui ne semblaient pourtant pas faits pour se rencontrer : celui du handicap à travers l’ ESAT (ancien CAT) de Trelissac et … la gendarmerie par l’intermédiaire du célèbre Centre National d’ Entrainement des Forces de Gendarmerie de Saint Astier. Depuis trois ans, des résidents de l’ESAT animent le restaurant du Centre, servant 600 repas par jour dans des conditions irréprochables. L’autonomie de nos restaurateurs est devenue quasi-totale dans une ambiance de sympathie et d’estime réciproques.
Encore des sportifs avec les bergeracois des Papillons Blancs, qui eux pratiquent le hand-ball en étroite relation avec le club Bergerac-hand-ball. Ce club de « valides » envisage après avoir constaté la passion et l’engagement réel de leurs nouveaux partenaires de créer une équipe de hand-ball adapté, et même, à terme, d’intégrer certains joueurs dans les équipes de valides.
La quatrième action, présentée par les Résidences de l’Isle, s’intitulait « la personne handicapée éco-citoyenne » mettait en exergue les devoirs que tout citoyen même en difficulté doit avoir dans la cité. Récupération, transformation et création à partir des objets collectés, contacts avec les acteurs de la collecte des déchets, partenariat avec la CAP, il ne manquait rien à ce travail sur l’environnement, pas même un extraordinaire défilé de mode-récup dont le clou était une superbe robe de mariée…
Admiration devant le travail des animateurs, éducateurs, personnels de ces structures, émotion devant la fierté des résidents présentant leurs actions avec enthousiasme et qui savent faire passer leur joie ne serait-ce, pour certains,qu’avec des gestes.
Il a bien fallu choisir. C’est le projet « non-choc des cultures » qui l’a emporté, et les deux actions sportives ont été désignées comme dauphines. Tristesse et désappointement dans le camp de l’action éco-citoyenne, mais comme l’a conclu un petit bout de femme en haussant les épaules : l’essentiel c’est de participer, non ?
Copenhague première !
10 janvier 2010 | Le département | Aucun commentaire

la délégation périgourdine: de g. à d. Gaetan Brizard, plus Vert que Vert (attaché au cabinet du président Cazeau), Didier Vignal, conseiller général de Bussière-Badil, délégué à l'environnement, Martine Grammont, du service environnement du C.G.On aura deviné qui prend la photo. A droite, la jeune femme est attachée au cabinet de M. Madrelle, président du C.G. de Gironde. Entre aquitains, on se serre les coudes.
Napoléon disait pour féliciter ses grognards de s ‘être fait massacrer à Austerlitz : « vous pourrez dire, j’y étais ! ».Nous aussi nous pourrons dire en parlant à nos petits enfants du sommet de Copenhague : nous y étions ! Mais c’était plutôt la Berezina. C’est dans un Copenhague en état de siège qu’un petit groupe d’élus socialistes venus des quatre coins de l’Hexagone débarque sous la houlette de l’Institut Condorcet, organisme chargé de leur formation. En l’occurrence, il s’agissait de rencontrer des acteurs du développement durable et de visiter des réalisations présentes ou futures dans le domaine des énergies renouvelables. Et bien sur le tout sur fond de négociations planétaires… Bien que soigneusement écarté du Bella Center, ainsi que quinze mille ONG qui s’étaient vu retirer leur accréditation, notre groupe était tenu au courant des négociations heure par heure grâce aux contacts qu’entretenait une de nos accompagnatrices avec des négociateurs.
Bettina Laville, l’oreille collée à son portable, levait de temps en temps une main « il y a du nouveau ! » Bettina Laville, conseiller d’ Etat, a longtemps travaillé aux côtés de François Mitterrand et surtout de Lionel Jospin et a gardé des contacts dans les hautes sphères. Hélas, le nouveau était invariablement mauvais, et l’espoir d’un accord satisfaisant entre les grands de ce monde devenait de plus en plus illusoire. La seule note d’espoir avait été l’arrivée d’ Hillary Clinton avec quelques milliards de dollars de plus pour l’aide aux pays en voie de développement, mais qui ne sont finalement pas grand-chose à côté des attentes du sommet. Dès le jeudi, un vent de défaite souffle. Mais c’est le vendredi que la catastrophe annoncée se produit. Le discours d’ Obama, tant attendu, laisse le monde entier pantois. Le président américain ne lâche rien : petite diminution des émissions de CO2 américain, pas trop d’ingérence dans les contrôles pour ne pas fâcher la Chine, aide aux pays du sud conditionnée à des efforts de leur part, et si le « deal » ne se fait pas : « l’ Amérique continuera sa course dans l’action, quoi qu’il se passe à Copenhague. »Le président des USA semble plus intéressé par le désarmement nucléaire que par le réchauffement climatique. Sa longue rencontre avec Medvedev, non prévue au programme, en est un signe fort. D’autre part, l’opinion américaine n’est pas du tout prête à changer « l’americain way of life » et les pressions des lobbies pétroliers et charbonniers sont loin d’être symboliques. Obama est donc arrivé à Copenhague avec une marge de manœuvre minuscule, d’autant plus que la semaine suivante, il doit présenter son projet de réforme du système de santé, lui aussi très controversé. Ajoutons à cela une Chine qui se hérisse au seul mot de contrôle, une Inde qui joue désormais dans la cour des grands et entend bien, avec ses 450 millions de pauvres, continuer son développement, des pays africains désunis,qui ont lâché l’ Ethiopien Meles Zenawi accusé de s’être couché devant l’ Europe en acceptant 2 degrés au lieu des 1,5 que demandait l’ Afrique, et la pièce est jouée. Les égoïsmes nationaux l’ont encore emporté. Le représentant de l’archipel de Tuvalu, qui sera le premier à disparaître en cas de montée des eaux, repart chez lui bien avant la fin de la conférence. Il repart « avec trois sous pour se fabriquer des pilotis. » Et la France dans tout çà ? Le président a beau agiter les poings, obliger les dirigeants à assister à une réunion de nuit, qui tournera court devant l’impréparation ( pas de locaux adaptés, pas d’interprètes…), engueuler le chef de la délégation de l’Inde, la voix dissonante de l’ Europe (Pologne, Belgique ne veulent rien lâcher) est écoutée d’une oreille distraite. Il est évident que les lieux de décision sont ailleurs.
Ce qui en sortira, c’est un accord flou sur des recommandations de ne pas augmenter la température du globe de plus de 2 degrés d’ici la fin du siècle, sans promesse de réduction des émissions de CO2, et bien sur sans contrôle. Le seul point positif est l’aide financière apportée aux pays pauvres pour les aider à compenser les effets du réchauffement (30 milliards de dollars par an, puis 100 milliards par an à partir de 2020, dont 20% pour la forêt). Tout le monde est prêt à payer pour continuer à ne pas se priver…
Mais tout cela, vous l’avez déjà lu dans vos journaux habituels, c’est du réchauffé…
Quelques images fortes : celle d’un paquebot transformé en P.C. vomissant des centaines de policiers avec casques, matraques et boucliers, prêts à affronter les ONG furieuses d’avoir été évincées du Bella Center, et à nettoyer le Quartier autogéré de Christiana, et celle d’un chauffeur de taxi (français) virant de sa voiture trois américains qui se réjouissaient un peu trop fort de l’échec du sommet …
Le SMAF monte à Paris
5 janvier 2010 | Le département | Aucun commentaire

Dr Roch Bernier de l’Université de Sherbrook, Prof. Réjean Hébert, JG, Dr.Pauline Gervais, Mme Bloch et Dr Anna Kiffer, CNSA
En l’absence du vice-président Chagneau, encore parti aux Amériques (où il a de la famille), j’ai eu le plaisir de retrouver à Bergerac nos amis québécois Réjean Hébert et Pauline Gervais, en charge du Programme d’Implantation du SMAF en Europe (PISE). Les visiteurs de ce site se souviennent peut être de notre première rencontre en mai dernier. Depuis, les choses ont beaucoup évolué. Ce nouveau système de mesure de l’autonomie fonctionnelle a été testé dans onze structures prenant en charge personnes âgées ou handicapées, tant en institution qu’à domicile, de même que dans les structures départementales chargées de l’ APA et de la PCH. C’est ainsi que à domicile ont été évaluées 1403 personnes, en EHPAD 285, 255 par les services de l’ APA, 139 dans les établissements pour handicapés et un petit 19 pour les services PCH. Ce système , beaucoup plus fin que le GIR (Groupes Iso Ressources) recherche trente items et permet de définir 14 profils dits « Iso SMAF » depuis les simples atteintes dans les tâches domestiques jusqu’aux atteintes mixtes motrice et mentale.
La mise en place des évaluations a été un peu lente au début en raison en particulier du nécessaire emploi de l’informatique (recueil et envoi au Québec par un système très protégé), mais a ensuite entraîné l’adhésion enthousiaste des évaluateurs très valorisés par ce travail de recherche et qui de surcroît était dans une démarche positive : que peut faire encore la personne âgée ou handicapée, au lieu du listing habituel de ce qu’elles ne peuvent plus faire. Certaines évaluatrices, particulièrement à domicile ont pratiqué chacune 175 évaluations, en faisant ainsi de véritables expertes en SMAF.
L’expérimentation prendra fin en juin 2010, mais on peut déjà penser qu’elle est très positive, tant pour la finesse obtenue dans l’appréciation des possibilités des personnes âgées et handicapées, que dans l’enthousiasme suscité chez les évaluateurs. Des effets collatéraux, le deuxième effet SMAF, ont de surcroît surgi au cours de ce travail, remettant en cause tant les façons de travailler que l’organisation institutionnelle. Pouvez vous balayer votre chambre ? Oui, mais je n’ai pas de balai, et quelqu’un vient le faire à ma place…
Mais cette expérimentation a un coût et les financeurs veillent…. Conseil général de la Dordogne et CNSA (Caisse nationale de solidarité et d’autonomie, financée par le « lundi de Pentecôte ») ont souhaité avoir un premier rendu des résultats. Une réunion a donc eu lieu au Sénat à la demande du Président Cazeau, en présence des représentants de la CNSA, le Docteur Anne Kiffer qui a suivi de près l’expérimentation et Madame Bloch, directrice de la Compensation à la CNSA. Le professeur Réjean Hébert a fait un rappel détaillé des différentes étapes du projet et donné les premiers résultats chiffrés. Il a fait aussi le compte rendu de l’ambiance enthousiaste qui a présidé à cette expérimentation. Si le Sénateur-président du Conseil Général a accueilli très positivement cette présentation et souhaité que l’expérimentation se poursuive et s’étende à toute la Dordogne, Mme Bloch a tenu à rappeler que d’autres expérimentations étaient en cours et que les décisions appartenaient à de plus hautes sphères. Espérons que ces « plus hautes sphères » feront le bon choix…
A propos
Catégories
- A propos (3)
- L'occitan (16)
- Le canton (38)
- Le département (32)
- Les chroniques (12)
Articles récents
Mes liens
Archives
Commentaires récents
- Noémie Fabre dans Intermède creusois.
- jrd dans Même pas peur !
- Jeannik NADAL dans Vive la centenaire !
- jrd dans Récréation
- jean ganiayre dans Qu’est ce que le SMAF ?
Nombre de visites
Visiteurs en ligne
- 01 visitor(s) online
- powered by WassUp




























